Projets de recherche en cours
Mieux comprendre les motivations au recours à l’intimidation chez les jeunes adultes : une étude qualitative qui considère les différents contextes sociaux et le genre

- Financé par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)
Nous pourrions croire que l’intimidation prend fin à l’école secondaire, mais les études montrent que ce phénomène perdure : les jeunes adultes utilisent ou subissent de l’intimidation dans les différents milieux qu’ils fréquentent (études, travail). Comme elle marque durement les personnes qui en sont victimes et peut être associée à d’importantes conséquences pour les personnes qui l’emploient, la prévention de l’intimidation demeure nécessaire dans les milieux post-secondaires. Une prévention efficace passe par une meilleure compréhension des motivations des jeunes adultes à avoir recours à l’intimidation. Le présent projet vise donc à (1) examiner comment les jeunes adultes définissent le phénomène de l’intimidation, (2) décrire les motivations derrière ces conduites, en abordant notamment les coûts et les bénéfices anticipés, et (3) explorer si les jeunes adultes perçoivent utiliser ces conduites différemment selon leurs différents contextes sociaux (p. ex., école, travail, cohabitation, relation amoureuse, groupe d’amis) et leur genre. Pour ce faire, 30 personnes seront interrogées dans le cadre d’entrevues individuelles.
Adhésion aux stéréotypes de genre, sexisme et motivation à être populaire : quel rôle ont-ils dans le recours à l’agression relationnelle à l’adolescence ?

- En collaboration avec Alexa Martin-Storey et Geneviève Paquette
- Financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH)
L’agression relationnelle est une forme de conduites agressives qui visent à faire du mal à une victime en sabotant ses relations sociales (p. ex., répandre de fausses rumeurs, porter atteinte à la réputation) ou son sentiment d’être acceptée dans le groupe de pairs (p. ex., exclure, ignorer). Son utilisation est très fréquente à l’adolescence et elle est associée à des conséquences néfastes tant pour la victime que pour l’auteur.e de l’agression. Bien qu’on étudie depuis un moment ce qui peut expliquer le recours à l’agression relationnelle, les interventions basées sur les facteurs explicatifs connus ne sont pas efficaces dans la prévention de cette forme d’agression. Ce projet s’intéresse donc à certains facteurs, dans les réalités sociales des jeunes, qui pourraient expliquer leur recours à l’agression relationnelle.
Victimisation verbale, relationnelle et indirecte chez les filles : une approche méthodologique mixte pour comprendre le rôle du slut-shaming, des comportements homophobes et du harcèlement sexuel

- En collaboration avec Alexa Martin-Storey (chercheure principale), Melanie Dirks, Geneviève Paquette, Mélanie Lapalme et Caroline Temcheff
- Action concertée financée par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)
La faible efficacité des interventions visant à prévenir l’intimidation suggère la nécessité d’implanter une nouvelle approche de prévention qui considérerait le rôle de l’intimidation verbale, de l’intimidation indirecte et de l’intimidation relationnelle dans la vie des adolescentes. Ce projet a examiné l’intimidation fondée sur le genre (c.-à-d. les formes d’intimidation où une victime est visée en raison d’une violation des normes de genre) afin de mieux comprendre l’expérience d’intimidation verbale, indirecte et relationnelle dans le cadre d’une recherche à devis méthodologique mixte. L’équipe de recherche s’est concentrée sur l’expérience du slut-shaming des adolescentes, soit l’intimidation liée aux niveaux élevés d’activités sexuelles perçues ou réelles (c.-à-d. une apparence sexualisée ainsi que des comportements sexuels ou amoureux réels ou perçus). Les résultats ont des retombées importantes. Entre autres, ils soulignent qu’il y a une mutualité dans l’intimidation, c’est-à-dire que les filles qui en subissent tendent également à être auteures. Il a aussi été constaté que la majorité des adolescentes ont rapporté avoir vécu du slut-shaming et que ce concept était associé aux formes de l’intimidation générale.